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Diffusion > Chroniques Chronique de la SGO | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les St-Amand Texte de Monique St-Amand. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
St- Amand, St-Thomas ou St-Damas? Tous pareils | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Au cours des années quarante et cinquante, l’Ontario français était fier de compter parmi ses fils les plus dévoués, Joseph St-Amand, natif et résidant d’Ottawa depuis toujours. Nombreuses furent les oeuvres religieuses et nationales des Canadiens-français qui ont pu compter sur sa participation active et sur sa direction. Le 20 décembre 1960, dans sa chronique du Droit, Jean-Charles Daoust qualifiait Joseph St-Amand de < | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
C’était au lendemain des funérailles de ce chef de file canadien-français, décédé à l’âge de 53 ans. Joseph était le fils de Joseph-Alphonse St- Amand et de Rose-Alma Roy de la paroisse Notre-Dame d’Ottawa. Son grand-père, Emery Saint-Amand avait épousé Alphonsine Gareau à Gracefield le 17 août 1873. Le curé Faure avait inscrit le mariage au registre sous le nom d’Emery St-Thomas, fils de Fabien St-Thomas et de Lade Buiseau. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Il a fallu de minitieuses recherches pour découvrir que Fabien St-Thomas était effectivement Justinien (changé en Julien en cours de route)St-Amand et que Lade Buisseau était Marie Buisseau (devenue Rousson à Ottawa). Le pauvre Justinien n’a vraiment pas eu de chance avec son nom: lors d’un séjour à Buckingham, St-Amand fut transformé en St-Damas et à Ottawa on le retrouve en Julian St-Armand. Le chercheur en généalogie doit donc avoir l’oeil vigilant et le flair d’un détective. Un cours de paléographie , comme celui offert de temps à autre par la Société de généalogie de l’Outaouais, s’avère donc plutôt utile lorsqu’il faut fouiller et déchiffrer les documents anciens. Les St-Amand d’aujourd’hui, qu’importe la façon dont ils écrivent leur nom, doivent remonter sept générations avant d’établir l’origine de leur surnom. En Nouvelle-France, une vigtaine de familles portaient le surnom Saint-Amand. Parmi les lignées les plus nombreuses, on trouve les Robert dit St-Amand et les Lebert dit St-Amand. L’ancêtre de Joseph se nommait Louis André dit St-Amand, fils de Jacques et Jeanne Vinet du diocèse de Saintes, en Saintonge, ancienne province de l’ouest de la Framce qui correspond aujourd’hui au sud du département de la Charente-Maritime. Louis fut baptisé à Taillebourg en 1695. A 35 ans, alors soldat de la compagnie de Sérigny, il épouse Anne Samson le 20 février 1730 à Lachine. Bon nombre des ses descendants sont restés dans les environs de Montréal, tandis que d’autres sont venus s’installer dans l’est ontarien, soit comme voyageurs, cultivateurs ou ouvriers. L’un d’eux Phillias St-Amand, s’est même illustré en jouant pour les Sénateurs d’Ottawa, cette même équipe qui verra de nouveau le jour dans neuf mois, dans la région de la capitale nationale. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Lignée des St-Amand
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