Texte de . Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l`Outaouais, Inc., parue le 29 ocotbre 1990
Pierre Roson dit Vadeboncoeur, l’ancêtre des Rozon
Pierre Roson dit Vadeboncoeur serait arrivé au Canada vers la fin du régime français Une première mention de Roson est trouvée dans un contrat de vente du 29 octobre 1758. Il achète alors une terre de Léonard Labriance dans la seigneurie du Vaudreuil; Roson habite alors <> à Montréal. Quelques années plus tard, Roson vend cette terre à Ferréol Doutre. En 1762, Roson a acheté plusieurs terres dans la seigneurie des Milles-Iles à la Rivière du Chesne (Saint-Eustache). Les contrats de vente semblent toujours indiquer que Roson n’a peu ou pas <> ses terres. Nous n’avons pas trouvé de preuves concrètes que Roson ait été militaire mais tout nous porte à le croire: l’époque de son arrivée en Nouvelle-France, son surnom typiquement militaire, ses relations...Piot dit Larose, témoin à son mariage, Balthazar Belleville, son futur beau-frère, Ferréol Doutre, mentionné plus haut, ce sont tous des militaires.
C’est à Ste-Rose en l’île de Jésus que Pierre Roson épouse Marie-Catherine Leblanc dit Lacomble, veuve d’Étienne Charles dit Lajeunesse. Le mariage est célébré le 11 novembre 1765. L’acte nous apprend que Roson dit Vadeboncoeur est originaire de Villevoque en Champagne. Il est le fils de Claude Roson et de Claudine Brionne (en France ce nom est Briaux). S’il se dit de Villevoque nous croyons que sa famille trouve ses origines dans les paroisse de Villiers-le-Brûlé, Pougy et Verricourt, ces deux dernières paroisses dans la vallée de l’Aube. On trouve dans ces paroisses de nombreux Roson aux XV11e et XVllle siècles. Parfois, on trouve l’épellation ROSSON comme l’écrivait le seigneur Chartier de Lotbinière ou son agent dans le cas de Pierre et de ses fils. En Champagne, près de Villevoque, on trouve un lieu-dit nommé ROSSON. Au Moyen-Âge, ce lieu et d’autres terres des environs appartenaient à une famille noble de Champagne.
De là à faire le lien entre ces ROSSON du Moyen-Âge et nos Rozon d’aujourd’hui, il y a un grand fossé que rien ne nous permet de franchir. Après leur mariage, Pierre Roson et Marie-Cathreine Leblanc paraissent avoir vécu dans la partie ouest de l’île Jésus (Ste-Rose, St-Martin) et cela jusqu’en 1778. Roson vend sa terre de l’île Jésus en septembre 1788 et déménage avec sa famille dans la seigneurie de Vaudreuil où le seigneur Chartier de Lotbinière lui a donné un billet de concession le 21 mai 1778 pour une terre dans la Côte Saint-Louis. Cette terre de la Côte-Saint-Louis demeurera dans la famille Rozon au moins jusqu’en 1860, fait unique sur cette côte. Pierre Roson meurt le 25 août 1789 à Vaudreuil. Son épouse lui survit de nombreuses années, elle meurt le 14 janvier 1828 également à Vaudreuil.
De leurs nombreux enfants, deux fils, Jacques-Philippe et Pierre, ont perpétué le nom en terre canadienne. On trouve leurs descendants surtout dans la grande région de Montréal, dans la péninsule Vaudreuil-Soulanges, dans les comtés ontariens de Glengarry, Stormont Prescott et Russell, dans la région métopolitaine d’Ottawa-Hull et dans la Haute-Gatineau, Maniwaki et Montcerf plus particulièrement. Les ancêtres de ces derniers, par exemple, sont passés de Vaudreuil à la région de Plantagenet-Curran, puis dans la région de Gracefield enfin sur les rives de la rivière Désert et de l’Aigle.