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Chroniques de la SGO

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Chronique de la SGO

Les Quesnel

Texte de .
Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l`Outaouais, Inc., parue le 24 décembre 1990

Les Quesnel au Canada depuis trois siècles

Olivier Quesnel, né en 1651, fils de Pierre et de Marie Poulard, était âgé d’environ 24 ans lorsqu’il partit de la ville de Bayeux, paroisse de St-Malo, pour s’établir à Ville- Marie. Il avait adopté le métier de son père, armurier. La première mention du nom aux Archives nationales du Québec se trouve 1676, lorsque les armuriers de Ville-Marie décidèrent de se former en acssociation pour fêter St-Éloi, leur vénéré patron.

Le l4 janvier 1680, Olivier Quesnel signe son contrat de mariage devant le notaire Maugue. Catherine Prud’homme, la future épouse, née à Ville-Marie le 26 mars 1661, est la fille de l’honorable Louis-Prud’homme, capitaine de milice et de Roberte Gadois. Le mariage est céllébré le lendemain en l’église Notre-Dane en présence des principaux notables de la ville. Il s’établit à Lachine où il devint un marchand important. Les séjours qu’il dut faire comme armurier dns les différentes garnisons, en compagnie des principaux négociants de fourrures de l’époque développèrent chez lui le goût du commerce. En 1701, il avait même un comptoir à Détroit. S’il faut juger de l’importance de son négoce par la solidité de la maison de pierre qu’il construisit pour l’abriter, son commerce devit être considérable, puisque la maison existe encore aujourd’hui, très bien conservée, rue st-Joseph à Lachine.

L’année 1689 fut une année de deuil pour tous les habitants de la colonie, particulièrement pour ceux de Lachine, à cause du massacre fait par 1500 Iroqois dans la nuit du 5 au 6 août. Lachine comptait alors une soixantaine d’habitations et une population d’environ 321 âmes. Toutes les maisons furent brûlées, tous les bestiaux tués et une centaine de personnes immolées. Olivier Quesnel, qui dut éprouver quelque émotion au cours de cette nuit terrible, sut bien se défendre, armurier et arquebusier qu’il était: aucun des membres de sa famille, qui se composait alors de sa femme et de quatre enfants (Jean-Baptiste 7 ans;Jacques- François, 5 ans:Jean-Pierre, 2 ans;Charles, 2 mois) ne fut molesté. Son voisin, Nicolas Ozane, perdit deux enfants. Olivier Quesnel décéda à l’age de 75 ans et fut inhumé à Lachine le 15 mai 1719. Catherine Prud’homme son épouse mourut à Montréal le 24 juin 1736 et fut enterrée le lendemain dans le <>. Son acte de sépulture mentionne que les porteurs du corps sont des ecclésiastiques; il ne faut pas s’en étonner, car un règlement de 1683 avait fixé à 20 sols les honoraires de chacun des prêtres qui porte le corps.

Du mariage d’Olivier Quesnel et de Catherine Prud’homme sont nés douze enfants: 8 garçons et 4 filles dont les descendants ont essaimé dans tous les coins du continent. Certains de ces descendants ont porté les sournoms de Fomblanche et de Lafeuillade, L’ancêtre, pour sa part, portait le surnom de Tourblanche. En 1872, il y avait déjà trois Quesnels à Hull:Adelbert était épicier, André menuisier et Antoine journalier, L’un d’entre eux serait-il votre ancêtre? Dans la région, nous saluons amicalement Albert Quesnel, ancien président de la Société de généalogique de l’Outaouais>> et éditeur d’ouvrages généalogiques sous la raison sociale des Éditions Quesnel de Fomblanche.