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Diffusion > Chroniques Chronique de la SGO | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
L'ancêtre Béland Texte de Michel Béland. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Un autre normand parmi nous | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les familles Béland ne comptent qu'un ancêtre venu de France, Jean Bellan qui, à l'instar de quelque 950 de ses compatriotes de la Normandie, avant 1700, vint fonder famille en Nouvelle-France. Jean était originaire de la paroisse de St-Éloi de Rouen, l'une des trois ou quatre paroisses que comptait cette ville à l'époque; il y fut baptisé le 17 octobre 1655. Selon son contrat de mariage, qu'il signera près de vingt-deux ans plus tard en Nouvelle-France, il était le fils de Jean Bellan, messager faisant la liaison entre Rouen et Le Havre, et de Élizabeth Cavran. Sommes-nous en présence d'un précurseur des services de messageries d'aujourd'hui? Quoi qu'il en soit, l'ancêtre ne suivit vraisemblablement pas les traces de son paternel car, vers 1675, il mettait le cap sur le nouveau-monde où une toute autre vie l'attendait. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
À Québec le 18 juillet 1677, par devant Romain Becquet, notaire royal, celui et celle qui seront à l'origine des familles Béland d'Amérique, Jean Bellan et Geneviève Gaudin, fille de Barthélemi Gaudin et Marthe Coignat se promettaient l'un à l'autre. Geneviève Gaudin était l'aînée d'une famille de quatre enfants dont trois garçons. Elle fut baptisée à Québec le 30 janvier 1649 et épousait en premières noces, à Sillery le 29 octobre 1665, Antoine Boutin, fils de Jean et Georgette Bonneau ou Raimbault de Vernon, Poitou. Lors de son deuxième mariage avec Jean Bellan, Geneviève Gaudin est alors âgée de 28 ans et apporte en se mariant, non seulement une terre telle que décrite au contrat de mariage, «...de deux arpens de fron et quarante de proffondeur Bornée d'un costé pierre Bouvier et d'autre Louis delisle Sur laquelle il y a un vieil hangar, une petite Cabane et environ huict arpens en labour tan a la charrue qu'a la pioche...», laquelle est située en la Seigneurie de Dombourg, à la Pointe-aux-Trembles de Québec, (Neuville); elle apporte également cinq marmots, trois garçons et deux filles, issus de son union avec Antoine Boutin. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Jean Bellan n'a donc pas encore 22 ans lorsque, en épousant Geneviève Gaudin, il se retrouve à la tête d'une famille de cinq enfants qui accueillera au fil des ans, cinq demi-soeurs et deux demi-frères Béland. Avec trois bêtes à cornes et vingt arpents en valeur, selon le recensement de 1681, le ménage se retrouve dans la bonne moyenne des familles du temps. Cette terre qu'apportait en se mariant, en secondes noces, Geneviève Gaudin, demeurera en possession des Béland pendant 134 ans. Le 17 juillet 1709, elle en fera donation à leur cadet, Jean, lequel en retour, sera tenu de «... loger, nourrir et entretenir ses père et mère tant en santé qu'en maladie, jusqu'à leur deceds...». Leur arrière-petit-fils, Charles, après avoir acquis la terre ancestrale de son frère Jean-François, le 28 novembre 1798, en fera donation à son gendre Charles Gravel le 22 avril 1811; elle est inscrite au numéro 57 du cadastre actuel de Neuville. Geneviève Gaudin est décédée la première, à l'âge de 76 ans et fut inhumée dans le cimetière paroissial le 4 décembre 1726. Jean Bellan la suivra quatre ans plus tard, le curé Dumont ayant inscrit au registre de St-François-de-Sales de la Pointe-aux-Trembles de Québec, qu'il a enterré, au même endroit, le 8 mars 1731, «...Jean Bellan âgé d'environ soixante et quinze ans après avoir reçu tous les sacrements». | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le patronyme n'a subi que très peu de changements depuis sa première apparition au Canada, l'ancêtre signa son contrat de mariage Jean BELLAN; au recensement de 1681 on l'écrivit BESLAND et par la suite on retrouvera BÉLAND | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une lignée de Béland
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