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Chroniques de la SGO

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Chronique de la SGO

Les Marois

Texte de Nanette Thibault.
Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l`Outaouais, Inc., parue le 1 er mars 1993

Les Marois, Maurois et Maroist

On admet jusqu'aujourd'hui que le Canada fut surtout peuplé de Français venus des côtes atlantiques et méditerranéennes. Paris et sa région ont aussi inspiré plusieurs de leurs fils à se rendre en Nouvelle-France. C'est probablement ainsi que Guillaume Marois, fils de Charles et de Catherine Livrade de Saint-Paul de Paris en vint à s'intéresser aux établissements français d'outre- mer.

Jetté nous apprend que Guillaume est arrivé au Canada en 1685. Il est mentionné pour la première fois comme greffier de la seigneurie de Beaupré le 14 avril 1692. Il avait probablement remplacé le notaire Étienne Jacob, greffier depuis 1682 ou 1683, lorsque ce dernier fut nommé juge en 1689. Il est aussi mentionné comme huissier dans divers actes notariés. Il se marie à Catherine Laberge, fille de Robert et de Françoise Gausse à L'Ange-Gardien le 14 avril 1687. Au moins onze enfants, dont six garçons naissent de ce mariage. Il décède le 16 décembre 1708 à l'âge de 48 ans et est inhumé le lendemain à Château-Richer. Il est remplacé comme greffier de la juridiction de Beaupré par Barthélemy Verreau.

Il est intéressant de suivre le chemin parcouru par les nombreux descendants de cette souche parisienne. Celui qui nous intéresse, étant l'ancêtre des Marois du sud-ouest du Québec, est Charles, le troisième enfant de Guillaume. Il se marie une première fois à Jeanne Boudeau le 17 avril 1712. («Leur mutuel consentement est recueilli le 17 et la bénédiction nuptiale leur est donnée le 18 par le Grand Vicaire de Monseigneur l'Évêque»). Ils auront sept enfants. Le 26 novembre 1736, Charles se marie à Angélique Gauthier. Sa troisième femme, Marguerite Gagné, qu'il marie le 4 mai 1746, est la mère de ceux et celles qui nous concernent aujourd'hui.

La génération suivante se retrouve à Lachine en 1773. Ensuite c'est l'Île Perrot, suivi d'un déplacement vers Maniwaki, Bouchette, Gracefield, puis Hull. Autant de points d'interrogation qui ont dicté un tel essaimage. Bien souvent, ce sont de bonnes terres agricoles que l'on fait miroiter aux yeux de ces robustes travailleurs, prêts à tous les sacrifices pour voir aux besoins de leurs nombreux enfants. Les plus vieux restent sur place et font fructifier la terre que leur lègue la génération précédente. Mais les plus jeunes? Ils se rapprochent des villes qui peuvent leur procurer instruction et avancement. Nombreuses sont les familles qui doivent se séparer à cause de ces motifs de survie.

Jules Marois (8e génération) vient de s'éteindre le 18 février 1993 à l'âge de 92 ans. En plus de son épouse Éva Caron, il laisse dans le deuil ses trois fils Jean-Paul, Maurice et Jean- Pierre ainsi que ses 4 filles Carmen, Juliette, Thérèse et Louise, deux frères et quatre soeurs. La SGO offre ses condoléances à la famille éprouvée.

UNE LIGNÉE MAROIS


FRANCE

Charles Maroist,
 

de Saint-Paul, ville et archev. de Paris
Catherine Livrade

CANADA

I
Guillaume Maroist
 
14 avril 1687
L'Ange-Gardien
Catherine Laberge

II
Charles Maroist
 
1er mariage: 18 avril 1712
L'Ange-Gardien
Jeanne Boudeau

II

 
2e mariage: 26 novembre
Cap-St-Ignace
Angélique Gauthier

II

 
3e mariage: 4 mai 1746
Cap-St-Ignace
Marguerite Gagné

III
Jean-Baptiste Maroist
 
24 mai 1773
Lachine
M.-Anne Picard

IV
Paul Maroist
 
19 novembre 1804
Île Perrot
Françoise Maupetit

V
Benjamin Marois
 
22 juillet 1834
Île Perrot
Rosalie Drouin

VI
Joseph Mauroit
 
17 juin 1863
Maniwaki
Julie Larivière

VII
Joseph Maroit
 
18 juillet 1892
Bouchette
Léa Patry

VIII
Jules Marois
 
28 septembre 1927
Notre-Dame-du-Laus
Éva Caron

IX
Maurice Marois
 
3 août 1957
St-Joseph, Hull
Huguette Boudreault

X
Luc Marois
 
4 mai 1985
St-Marc, Bagotville
Luce Voyer

XI
Yves (1990) et Éric (1992)