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Les Levasseur Texte de Vincent Levasseur. |
LES DEUX SOUCHES DE LEVASSEUR EN NOUVELLE-FRANCE |
Environ huit Français portant le nom Levasseur sont venus en Nouvelle-France au début de la colonie (1608- 1700). Parmi eux, deux souches retiennent particulièrement notre attention. La première comporte deux «racines» : Jean et son frère Pierre, tous deux originaires de Paris, où l’histoire commence, dans la paroisse Saint-Nicolas-des-Champs. |
Jean signe sont contrat de mariage le 23 avril 1646 et promet d’épouser Marguerite Richard. Cinq ans plus tard, ils sont à Québec avec un fils prénommé Louis. Le 22 juilllet de l’année suivante ils font baptiser une fille, Anne. Huit autres enfants sont issus de ce couple. Leur descendance du côté collatéral est très nombreuse. Cependant, elle semble s’être éteinte du côté masculin depuis plusieurs générations. |
C’est Pierre Levasseur, frère de Jean, qui continuera la lignée de cette famille jusqu’à nos jours. Pierre épouse Jeanne de Chanverlange à Notre-Dame de Québec le 23 octobre 1665. Ils auront neuf enfants. Maître menuisier de son métier, Pierre pratiqua à Québec et dans les environs. Il signa plusieurs contrats pour divers travaux de menuiserie. Lui et Jeanne sont les ancêtres des grands sculpteurs Levasseur, entre autres Pierre- Noël, leur petit-fils, dont on peut admirer les oeuvres encore aujourd’hui à Québec. |
Peu à peu les descendants de Pierre iront s’établir à Boucherville et à Trois-Rivières. Ils sont aussi nombreux dans l’Outaouais, fiers de leurs ancêtres. Bientôt les branches de ce grand arbre couvriront toute l’Amérique. À la fin du 18e siècle, Stanislas émigre vers les Illinois. En 1817, Noël¸ le, fils d’Antoine et d’Angélique Lavallée, fondera Bourbonnais dans ce même territoire. Son histoire est des plus fascinante. |
C’est au milieu du 19e siècle dans la septième génération que l’exode commence. Les enfants de Pierre Levasseur et de Marie Martel iront s’établir à Pointe-aux-Roches en Ontario. Puis d’autres comme Antoine et son frère Alphonse se dirigeront vers le Michigan. Eusèbe, fils d’Étienne et de Marguerite Larivière, épouse Joséphine Fortier à Saint-Paul du Minnesota en 1860. On y retrouve toujours leurs descendants aujourd’hui. D’autres, comme Léon et Julienne Brodeur, iront à Morinville, Alberta, en 1892. |
La deuxième souche, Laurent Levasseur, est l’ancêtre du plus grand nombre de descendants encore en Amérique à ce jour. Il épouse Marie Marchand à Notre-Dame de Québec le 30 avril 1670. Il déclare qu’il est originaire de Bois-Guillaume près Rouen en Normandie et qu’il est le fils de feu Jean Levasseur (pas le même que celui mentionné plus haut) et Marguerite Maheu. Le nom Maheu n’apparaît sur aucun documents officiel, ayant été laissé en blanc sur les actes où il aurait dû figurer. |
Laurent Levasseur et Marie Marchand auront 13 enfants. Pierre épouse Élizabeth Michaud à Rivière-Ouelle en 1750; son frère Louis épouse Geneviève Huard à Lévis en 1716. Ils laisseront des descendants qui, tout comme la souche précédente, se répandront par toute l’Amérique du Nord. Après Saint-Louis-de-Kamouraska où Pierre s’établit en 1703, ce sera au tour de Saint-André, dans la même région, de voir son territoire occupé par les Levasseur. |
Saül (Salustre), le premier Levasseur à venir s’établir à Hull en 1883, épouse Emma Roberge à Notre-Dame de Hull l’année suivante. Ses descendants y sont toujours. D’autres descendants de Laurent, tels les petits- enfants de Joseph et d’Éléonore Damours, mariés à Maniwaki en 1877, habitent aujourd’hui Ottawa, comme ceux de Louis et de Domitilde Marcoux, mariés à Beauport en 1879. |