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Chroniques de la SGO

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Chronique de la SGO

L'ancêtre Toussaint Beaudry

Texte de Nanette Thibault et Jean de Chantal.
Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l`Outaouais, Inc., parue le 14 juin 1993

Le 24 septembre 1990, dès le second article de cette série ininterrompue de chroniques généalogiques, nous faisions la connaissance de l'ancêtre angevin Urbain Beaudry (ou Baudry) dit Lamarche, le premier des six souches de ce nom venues s'établir en Nouvelle-France au cours du XVIIe siècle. La seconde souche, Antoine dit L'Épinette, arrive en 1653; sa descendance se prolonge seulement par ses filles. L'ancêtre Toussaint Beaudry mérite lui aussi sa place au soleil. On rapporte que les patronymes Baudoin, Baudon, Baudry (Beaudry) remontent étymologiquement à l'ancien adjectif français baud ou baude: puissant, hardi, audacieux.

Toussaint voit le jour vers 1642 à Velluire, paroisse de St-Jean dans l'ancienne province française du Poitou, aujourd'hui dans le département de la Vendée. Il quitte La Rochelle au printemps de 1664 en compagnie de 50 hommes engagés pour travailler au Canada. Toussaint est destiné à Ville-Marie, région vivant sous la menace constante des Iroquois. Deux hommes sont même massacrés à l'île Ste-Hélène le 9 août de la même année.

Toussaint est d'abord domestique à l'Hôtel-Dieu, alors administré par Jeanne Mance. Il cultive en même temps un lopin de terre dans le voisinage de ce qui est aujourd'hui Verdun. Absent de Ville- Marie en 1668 et 1669, on suppose qu'il a décidé d'aller aux Outaouais chercher des fourrures.

En 1670, devenu fermier à l'âge de 28 ans, il épouse Barbe Barbier, fille de Gilbert dit Le Minime et de Catherine de Lavaux. Le recensement de 1681 nous apprend que les Beaudry vivent à Pointe-aux-Trembles sur l'Ile de Montréal et que cinq enfants mangent à leur table.

Le 3 novembre 1681, Toussaint déclare un autre métier: couvreur. Il passe un marché ce jour-là avec la fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal pour couvrir l'église en construction au coût de 4 500 livres. Les marguilliers se déclarent lésés, trouvant que le juste prix se situe plutôt à mi-chemin de la somme offerte. Le contrat est résilié et notre couvreur se trouve sans couverture à parachever!

Dix enfants sont nés de cette «beaudrerie» de Pointe-aux-Trembles. Seul le cadet Siméon né le 24 janvier 1694 ne voit pas la fin de l'année. Sa mère meurt trois heures après lui avoir donné le jour. Toussaint la suit dans la tombe l'année suivante. Le père Lebel termine son propos sur l'ancêtre d'aujourd'hui par ces paroles évocatrices:

« Toutes les eaux de cette descendance Beaudry viennent de la source limpide et claire de Barbe et de Toussaint. Ne pas connaître la source de sa rivière, c'est ignorer sa géographie; ne pas connaître ses ancêtres, c'est ignorer son histoire. Il est difficile de savoir où l'on va, si l'on ignore d'où l'on vient. »

Hommage de la SGO au président de la C.C.N. et ancien maire de Hull.

Une lignée Beaudry


France

Baudry, Louis
 

de St-Jean de Velluire diocèse de La Rochelle, Poitou
Vincente Godet

CANADA

I
Baudry, Toussaint I
 
24 novembre 1670
Notre-Dame, Montréal contrat du notaire Basset
Barbe Barbier

II
Baudry, Toussaint II
 
20 novembre 1697
Notre-Dame, Montréal contrat du notaire Adhémar
Françoise Archambault

III
Baudry, Toussaint III
 
25 janvier 1723
Pointe-aux-Trembles
Marie-Anne Lorion

IV
Baudry, Toussaint IV
 
16 août 1751
Pointe-aux-Trembles
Appoline-Louise Beaudry

V
Baudry, Toussaint V
 
7 juin 1773
Pointe-aux-Trembles
Marie-des-Anges Thuot

VI
Baudry, Jean-Baptiste
 
4 février 1811
St-Antoine
Monique Archambault

VII
Baudry, Jacques-Élie I
 
7 octobre 1844
St-Jean-Baptiste
Clémence Chagnon

VIII
Baudry, Jacques-Élie II veuf de Virginie Casavant
 
7 janvier 1873
St-Dominique
Célina Marquette

IX
Beaudry, Léon
 
4 septembre 1918
Lorrainville
Rosia Farley

X
Beaudry, Marcel
 
22 novembre 1958
Ste-Maria-Goretti, Vanier
Mona Rivest

XI
Jean-Luc, Anne, Charles et François