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Diffusion > Chroniques Chronique de la SGO | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les Fiset Texte de Jean de Chantal. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les familles Fiset | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
François-Abraham est la souche unique | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
On trouve de nombreux représentants de la famille Fiset des deux côtés de la rivière des Outaouais et un peu partout au Canada. Les Fiset descendent d'une souche unique, François-Abraham, baptisé à St-Jacques de Dieppe le 31 août 1635. (On se rappelle que Champlain décédera le jour de Noël cette même année). À l'âge de 19 ans, François-Abraham signe un contrat d'engagement pour trois ans à Paul Chalifour, charpentier de grosses oeuvres à Notre-Dame-des-Anges; il arrive à Québec vers 1653. Il apprend le métier de charpentier de son nouveau maître et obtient sa «carte de compétence» à la fin de 1657; il exerce son métier quelque temps aux environs de Québec. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le travail vient à manquer et il cherche à diversifier ses activités en cultivant la terre. En 1660, il obtient 36 arpents à l'est de l'église actuelle de l'Ange-Gardien, avec trois arpents de front sur le fleuve. C'est là qu'il construit sa première maison, fait son premier défrichement et choisit d'y «vivre le reste de son âge». | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Dix ans après son arrivée en Nouvelle-France, le 30 novembre 1663, il se présente chez le notaire Paul Vachon pour fixer les termes de son contrat de mariage en communauté de biens avec Denise Savard, fille de Simon et Marie Ourdouil. À 18 ans, elle est l'aînée des six enfants Savard connus; elle arrive au Canada à l'été de 1663, après une traversée des plus pénibles. Son père, Simon, maître-charron, a beaucoup souffert du voyage et décède prématurément en 1664. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Il est assez rare de trouver une famille qui vécut plus de 35 ans au même endroit sans laisser différents souvenirs: ventes, achats, malheurs retentissants, au moins une bonne chicane avec un voisin au sujet d'une clôture. Rien de cela chez les Fiset. Ils eurent 12 enfants, dont deux baptisés François: pourquoi? C'est qu'ils eurent des parrains du même prénom, François Voyer et François Goulet. Prénom oblige filleul!. Pour les distinguer, le second s'appela François dit Louis, puis tout simplement Louis. Abraham décède le 23 décembre 1700; Denise s'éteint quelques années plus tard. Dès la deuxième génération, la famille commence à se disperser pour s'implanter au départ surtout à Neuville, du côté de Portneuf, et jusqu'en Outaouais. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Cette grande famille s'illustre du nom de Sir Eugène-Marie-Joseph Fiset (1874 - 1951), médecin réputé, militaire de carrière qui participe à la guerre des Boers en Afrique du Sud (1899 - 1902), est élu 5 fois député de Rimouski à la Chambre des Communes (1924-1939). Il devient le 18e lieutenant-gouverneur du Québec (1939-1950). Par son épouse, Stella Taschereau, il est allié à cette grande et puissante famille. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le premier prêtre de la famille Fiset, Antoine, né le 12 décembre 1802 du mariage de Pierre et de Catherine Marcil, fut curé de St-Cuthbert pendant plus de quarante ans. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le poète Louis-Joseph-Cyprien Fiset (1825 - 1898) choisit le droit comme carrière, devient protonotaire de la Cour supérieure du Québec et est l'un des fondateurs de l'Institut canadien. Il est l'auteur de «Jude et Grazia, ou les malheurs de l'émigration canadienne» en 1861, oeuvre qui mériterait peut-être d'être sortie des oubliettes en cette fin du XXe siècle. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une lignée de Fiset
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