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Diffusion > Chroniques Chronique de la SGO | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les Brien dit Desrochers Texte de Eugène-A. Meunier. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Brien, Desrochers et Durocher : une légende? | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Louis Brien dit Desrochers est breton. Autour de cet homme, né entre 1641 et 1649 aux environs de St-Malo, s'est tissée une légende. On dit que l'enfant présumément né à Ploërmel, descend d'une famille royale irlandaise, celle des O'Brien ou Brien dont l'épopée, du Xe au XVIe siècle, a été tout entière vouée à la libération de l'Irlande. Après avoir combattu le Danemark puis la Norvège, les O'Brien devaient se soumettre à l'Angleterre. On ajoute à cette légende le fleuron de l'exil qui transporte les MacConnor O'Brien à Ploërmel en Bretagne où, sombrant dans l'anonymat, ils auraient abandonné leurs titres pour adopter le patronyme Brien. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
S'appuyant sur cette thèse, Dom Adélard, biographe des familles Bouvier et Brien, associe à la migration des O'Brien la création des bourgs de Ville-Brien, Lande-Brien et de Roc-Brien, voisins de Ploërmel dans le Morbihan. Vérité ou légende? Les descendants veulent bien y croire, assurés que la saga des O'Brien irlandais s'est poursuivie jusqu'en Amérique du Nord. Pourtant, il existe d'autres familles portant les patronymes Desrochers et Durocher qui n'appartiennent pas à la lignée dite «irlandaise». | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les épousailles | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Quoiqu'il en soit, Louis Brien dit Desrochers, maître tailleur d'habits, n'est pas un être légendaire. Il a bel et bien traversé l'Atlantique avant 1676 pour s'établir dans la région de Montréal. Le 15 avril 1681, il signe un contrat de mariage avec Suzanne Bouvier âgée de 17 ans devant le notaire Claude Maugue; la bénédiction nuptiale leur sera donnée le lendemain à l'église Notre-Dame de Montréal. Ils s'établissent à l'Île Sainte-Thérèse; Jetté énumère 13 enfants. (D'autres sources parlent de 14). L'ancêtre décède le 17 juin 1708 et est inhumé le lendemein dans le cimetière de la paroisse Sainte-Anne de Varennes. Suzanne est inhumée à Rivière-des-Prairies le 19 avril 1736. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Leur deuxième fils, Pierre est baptisé le 31 mars 1684 à Pointe-aux-Trembles et épousera Élisabeth Desroches, fille de Jean et de Marie Beauchamp, qui lui donnera dix enfants. Louis-Hector, fils aîné, est baptisé le 28 août 1715, jour de sa naissance. Si la quatrième génération s'établit à St-Laurent, la cinquième traverse la Rivière-des-Prairies pour s'établir à St-Martin sur l'Île Jésus, aujourd'hui Laval. St-Hermas voit évoluer la sixième génération. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Vers l'Outaouais | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
À la septième génération, Alexandre, mieux connu sous le nom de Durocher, s'installe à Angers où il épouse en 1879 Marcelline Rollin, fille de Jean-Baptiste et Catherine Charron. Leur fils Athanase-Joseph assure la descendance de la famille Desrochers dans l'Outaouais. Il épouse Marie-Yvonne Cadieux, fille de Gédéon et d'Avélina Léveillé en 1919 puis quitte son village pour s'établir à Notre-Dame-de-la-Salette. Dix enfants dont cinq garçons naissent de cette union. Quatre de ces derniers choisissent le métier de menuisier et le cinquième, Osias (Tony) préfère la peinture. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Hermas, l'aîné des garçons de cette neuvième génération, unit sa destinée en 1945 à Rose-May Malette, née en 1928, fille de Marius et de Sophronie Lalonde. Ils s'établissent à Gatineau et ont quatre enfants. Il fait carrière à la C.I.P., (sigle, prononcé à l'anglaise «si-ail-pi»), du moulin à papier d'alors, la Canadian International Paper, puis à la Commission scolaire jusqu'à sa retraite en 1990. Il continue quand même à maintenir son petit domaine à Notre-Dame-de-la-Salette où de nombreux descendants vont fêter cet été les noces d'or d'Hermas Desrochers et Rose-May Malette. Heureux cinquantième aux jubilaires. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une lignée de Desrochers
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