Accueil - SGO en bref - Services - Diffusion - Outils
Chroniques de la SGO

Diffusion > Chroniques

Chronique de la SGO

Les Croteau

Texte de Jean-Philippe Croteau.
Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l`Outaouais, Inc., parue le 9 septembre 1991

Vincent Croteau

Mutilé lors d'une attaque iroquoise

Vincent Croteau était originaire de Saint-Martin des Veules, à vingt kilomètres de Dieppe, en Normandie. Fils d'André Croteau, soldat du Roi, et de Marguerite Métayer, il venait d'une famillle de huit enfants.

Vincent arriva sans doute en Nouvelle-France avec le régiment de Carignan-Sallières, en 1665. Au recensement de 1666 à la seigneurie Notre-Dame-des-Anges, on trouve un Vincent Croustier, cordonnier de 25 ans. Serait-il le même? En 1667, on le retrouve au Collège des Jésuites dans haute ville de Québec, non loin du Château Saint-Louis. Avec six ou huit autres hommes, Vincent devait défricher et labourer la terre des Jésuites. C'était pendant le régime seigneurial.

Le 23 juin 1669, Vincent demeurait à Cap Rouge. Par acte notarié, il devait aux Jésuites la somme de 49 livres tournois (1), tant en marchandise qu'en argent, engageant ainsi son corps et tous ses biens. Le 22 septembre de la même année il signe un contrat de mariage devant le notaire Becquet avec Jeanne Godequin, fille du Roi, qui venait d'arriver à Québec. Le 9 novembre 1670, il loua du meunier Antoine Augerion à Cap Rouge, trois arpents de terre pour une durée de trois ans. Un mois plus tard, lui, Pierre de la Voye, Laurent Herment et Jacques Lemeilleur s'engagent à fournir 4000 pieds de charpente de cèdre à être transformés en clôtures, palissades et poteaux. Le tout est envoyé à Québec à l'acheteur qui est nul autre que l'intendant de la Nouvelle-France, Jean Talon.

Vincent achète, loue et revend des arpents et des terres à des grands propriétaires terriens. En 1684, il fera l'acquisition d'un lot à St-Antoine-de-Tilly où il s'établira définitivement. En 1689, alors qu'il avait 45 ans, il est hospitalisé pour plusieurs jours à l'Hôtel-Dieu de Québec puisque, selon une anecdote, il aurait perdu un bras lors dune attaque iroquoise contre son lopin du terre.

Il serait mort noyé à la pêche vers mars 1713. Puisqu'on n'a pu retrouver son corps, Jeanne Godequin devra attendre jusqu'en 1725 pour partager ses biens avec ses dix enfants, sept garçons et trois filles. Elle décédera le 4 octobre 1727, à l'âge de 80 ans. Ils laissèrent une longue descendance en Amérique, dont plusieurs membres sont venus s'établir dans l'Outaouais, sur les deux rives de la Grande Rivière.

La lignée des Croteau


France

André Croteau
 
1630
St-Martin-des-Veules, Archevêché de Rouen
Martine-Marguerite Métayer

CANADA

I
Vincent Croteau
 
22 septembtre 1669
Cap-Rouge (Contrat Becquet)
Jeanne Godequin

II
Charles Croteau
 
1er mariage: 2 mai 1709
Île d'Orléans
Suzanne Mesny (morte noyée le 19 mai 1709)

II

 
2e mariage : 2 octobre 1710
St-Nicolas
Marie-Suzanne Dion

III
Louis Charles Croteau
 
1er mariage: 27 janvier 1738
St-Antoine-de-Tilly
Françoise Houde

III

 
2e mariage : 27 avril 1756
Ste-Croix
Catherine Houde

IV
Joseph-Marie Croteau
 
2 mai 1763
St-Antoine-de-Tilly
Thérèse Baron

V
Louis-Simon Croteau
 
9 novembre 1802
Lotbinière
Josette-Benoît Abel

VI
André Croteau
 
25 août 1840
Lotbinière
Adélaïde Thibeault

VII
Élisée Croteau
 
20 novembre 1882
Loretteville
Marie Dufresne (veuve de Joseph Gauvin)

VIII
Wilbrod Croteau
 
8 octobre 1912
Fortierville
Valéda Chandonnet

IX
Paul-Henri Croteau
 
26 décembre 1942
Deschaillons
Rose-Ange Fournier

X
Réal Croteau
 
26 décembre 1972
Princeville
Janine Fréchette

XI
Jean-Philippe