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Diffusion > Chroniques Chronique de la SGO | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les Caya Texte de Jean de Chantal. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une dizaine de façons d'écrire le nom Caya | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les lecteurs assidus de cette chronique auront noté les variantes qu'on rencontre souvent dans l'épellation d'un patronyme. Le nom de Caya n'échappe pas à cette «règle», car on trouve les versions suivantes, ce qui ne facilite pas la recherche généalogique qui passe souvent par la consultation d'index alphabétiques: Cailhot, Caïlla, Cailleau, Caillia, Caillot, Caillas, Callia, Cayac, Cayla, Kaya, etc. Du côté des prénoms, on constate à la quatrième génération qu'Élisabeth peut devenir Isabelle. Dauzat nous informe qu'Élisabeth est la forme gréco-latine de l'hébreu Elisheba, nom de baptême féminin déjà fréquent au Moyen Âge. À côté de la forme savante, une forme populaire, Isabel, est revenue d'Espagne au XIIIe siècle. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pierre I Cailla, fils de l'ancêtre, est cité une première fois à Trois-Rivières le 17 août 1660; il avait 35 ou 36 ans au recensement de 1667 au Cap-de-la-Madeleine et 50 ans à celui de 1681 à Champlain. Il signe un contrat de mariage avec Olive Landry devant le notaire Sévérin Ameau de Trois-Rivières le 31 janvier 1664. Elle est la fille d'Antoine et Andrée Comaillelle (ou Comailleau) et veuve de Pierre Poupeau, parti pour la Nouvelle-France peu après le 24 mai 1663. Il est mort probablement durant la traversée, ou peu après son arrivée. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Joseph I, petit-fils du précédent, pratique le métier de charpentier-menuisier au détriment de la culture du sol, semble-t-il. Il est question de lui dans les registres de la paroisse dès l'année 1735. Il érige plusieurs maisons à la Baie-du-Febvre et travaille même dans d'autres régions, notamment aux Forges de Saint-Maurice. Il achète tout de même une terre en 1738 pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa future famille, puisqu'il épouse l'année suivante Marie-Anne Trottier dit Beaubien à Nicolet. Ils ont six enfants, dont trois garçons, Joseph II, Antoine et Louis. Ces deux derniers sont les ancêtres de tous les Caya de la Baie-du-Febvre, dans le comté de Yamaska. Les Caya de l'Outaouais descendent eux surtout de Joseph II. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les deux aînés, Antoine et Joseph II, exercent le métier de leur père. En 1733, Antoine achète une terre de trois arpents de front à la Baie. C'est le plus vieux contrat reliant la famille Caya à ce village. Nous ne retrouvons toutefois aujourd'hui aucune trace de son installation. Il épouse M.-Catherine Proulx le 2 mars 1767. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
En mars 1784, avec sept autres anciens et nouveaux habitants de la seigneurie de la Baie, Joseph II est élu syndic de la nouvelle paroisse. Il fournit les matériaux pour bâtir la nouvelle église du village en 1800. Son nom ainsi que ceux de Ludger et Georges Caya se trouvent parmi les donateurs de vitraux. La femme de Joseph II est la fille de Joseph Beaulac, co-seigneur de la Baie. Elle meurt en 1767 et n'a que deux enfants morts en bas âge. Joseph II se remarrie la même année à Élisabeth Boudreau, fille de Jean-Baptiste et Anne Comeau. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
À la sixième génération, Louis Caya qui demeure alors à Orford, épouse Angèle Deowse (Drowse?, Drous?), résidente de Drummondville qui serait d'origine polonaise. De nos jours, Marcel Caya est professeur d'archivistique à l'Université du Québec à Montréal depuis 1994. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une lignée de Caya
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