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Diffusion > Chroniques Chronique de la SGO | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les Guay Texte de Eugène A. Meunier. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La famille Guay | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Vers 1670, Gaston Guay et Jeanne Prévost, habitants de Montreuil-sous-Bois en banlieue parisienne, ou Montreuil tout court comme on dit aujourd'hui, décident d'émigrer en Nouvelle-France avec leur famille. Ils seraient tous deux natifs de Montreuil. Gaston, né le 4 septembre 1630, est baptisé sous le nom de «Le Guet»; Jeanne naît le 24 septembre 1632. Elle «serait» l'enfant, cela dit sous toutes réserves, de Pierre Prévost et Charlotte Vié.(voir note) Pourquoi ces réserves? Des chercheurs soutiennent, avec raisons sans doute, que Jeanne serait la soeur de l'ancêtre Martin Prévost alors que d'autres, par hypothèse, démontrent qu'elle serait plutôt sa nièce ou sa petite cousine. Â ce sujet, les recherches se continuent. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
NOTE : Jeanne Prévost est la fille de Nicolas Prévost et de Claude Masson, Nicolas étant le fils de Pierre Prévost et de Charlotte Vié. Voir le site Internet de Denis Savard : http://savart.net/montreuil/gua-pre.htm. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour ce qui est de Gaston Le Guet, notons qu'il est devenu Gaston Guay très tôt officiellement. Son élégante signature comme témoin en diverses circonstances en est la preuve incontestée. Ils se sont connus à Montreuil et s'y sont mariés vers 1655. De leur alliance naissent cinq enfants: Nicolas dit Mathieu, nom de son grand-père, né le 21 mars 1656 à Montreuil; Élisabeth dite Marguerite, nom de sa marraine, le 8 janvier 1658 à Montreuil également. (C'est elle qui épouse le menuisier Noël Levasseur, à qui elle donnera 14 enfants dont l'un, pré nommé Noël comme son père, allait devenir maître sculpteur et «bien au-delà de sa mort, dominer la sculpture canadienne de son siècle»); François né vers 1665 pour lequel il n'y a pas de trace précise. Il en est de même pour Jean-Baptiste né vers 1668. Enfin un cinquième rejeton Charles est bien inscrit aux registres de Québec le 7 mars 1673. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
D'après une recherche menée par Raymond Guay, il semble que Gaston et sa famille s'établissent au Coteau Sainte-Geneviève «... cette partie de la ville et de la banlieue, qui s'étend de la côte d'Abraham actuelle, jusqu'aux limites de la paroisse de Sainte-Foy, de chaque côté de la rue Saint-Jean et du chemin de Sainte-Foy». Du métier exercé par Gaston Guay, on ne connaît rien. Le 19 novembre 1678, grâce à une petite fortune amassée au fil des ans, Gaston et Jeannne achètent le fief Saint-François. Cette terre qui appartient à Charles Aubert de la Chenaye leur coûte trois mille quatre cents livres. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Mathieu, l'aîné de la famille, de son vrai prénom Nicolas, 24 ans, maître- maç on de métier, épouse Thérèse Poirier le 21 janvier 1681. Son père meurt un an plus tard le 6 janvier 1682 dans sa maison du fief Saint-François. Jeanne assure la relève et prend la charge des enfants mineurs qui lui restent. Elle est inhumée dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame de Québec le 26 avril 1699. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Mathieu se marie trois fois et de sa nombreuse progéniture (au moins 18 enfants) est issu Noël Guay qui épouse Catherine Simard le 4 juin 1716 à la Baie-St-Paul. De ce couple croîtra également une imposante descendance de Guay, d'abord bien enracinée dans la région de Baie-St-Paul, mais qui s'implantera ensuite très solidement dans Charlevoix, au Saguenay et au Lac- St-Jean. Certains de ces descendants portent toujours aujourd'hui le nom de Guay, mais d'autres ont adopté Castonguay ou Gastonguay comme patronymes et se sont multipliés dans toute la province de Québec. L'un d'eux, Gaston «à Thomas», tombe toutefois sous le charme de la vallée de l'Outaouais et choisit Hull pour venir y faire carrière. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une lignée de Guay
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