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Diffusion > Chroniques Chronique de la SGO | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les Babin Texte de Madeleine Legault-Babin. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une famille gaspésienne de souche acadienne | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Antoine Babin, le premier de ce nom à venir en Nouvelle-France, s'établit en Acadie, à Port-Royal (aujourd'hui Annapolis Royal, N.-E.). La date de son arrivée nous est inconnue et l'on sait peu de choses sur lui, sauf qu'il serait né vers 1625-1626; qu'il serait peut-être originaire du Loudunais, au Poitou; et qu'il aurait épousé Marie Mercier vers 1661, à Port-Royal. C'est là que naissent les onze enfants du couple, mais c'est à Grand-Pré (N.E.) que le 3 juin 1731 voit le jour leur arrière-petit-fils, Ambroise, qui deviendra l'ancêtre commun de la plupart, sinon de tous les Babin de la Gaspésie. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Vers 1759, pour échapper à la déportation, Ambroise Babin fuit son village natal et rejoint les quelque 800 Acadiens réfugiés à Nouvelle-Rochelle (Restigouche), dans la baie des Chaleurs. Après un hiver de privations, plusieurs décident de partir, par groupes, à la recherche de lieux plus propices à assurer leur subsistance jusqu'à la fin des hostilités; cette migration se poursuit du printemps à l'automne 1760. On retrouve les fugitifs sur les deux rives de la baie des Chaleurs, à l'embouchure de rivières poissonneuses, notamment à Bonaventure, à Caraquet et à Nipisiguit (Bathurst), où ils s'affairent à amasser des vivres pour l'hiver: un maigre menu de poisson et de racines. Ambroise, sa femme et leur petite fille sont de ceux qui hivernent à Nipisiguit. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
L'errance de la famille Ambroise Babin se termine en 1762, à Bonaventure, où elle se fixe définitivement au sud-est de la rivière du même nom. Le recensement de 1765 nous révèle que la famille s'est enrichie de deux garçons; elle possède alors quelques biens dont une maison, un boeuf, deux vaches et trois «taurailles» . Ce n'est qu'en 1825 qu'elle reçoit, comme toutes les autres familles pionnières de Bonaventure, les titres de ses terres que des usurpateurs lui avaient longtemps contestés. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Des descendants d'Ambroise Babin essaiment ici et là au Québec, en Ontario et même sur la côte du Pacifique. L'un d'eux, Léo «à Joseph à Alexis» - pour le nommer à la mode acadienne - tombe sous le charme de la vallée de l'Outaouais. Il choisit d'y faire souche et deux nouvelles générations s'implantent en ce sol gatinois qui l'accueille pour son dernier repos le 29 mars 1982. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une lignée Babin
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