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Diffusion > Chroniques Chronique de la SGO | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les Bourdages Texte de Jean de Chantal. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
L'ancêtre Pierre Bourdages s'était installé à l'Île-du-Prince-Édouard | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
En France, dans la région d'Angoulême plus précisément, du début du XVIIe jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la famille écrit Bourdage sans le «s». De ce côté-ci de l'Atlantique, on trouve les Bourdages surtout en Gaspésie. Avec les Bordage, ils sont aujourd'hui partout ailleurs : Québec, Montréal, sur la Côte-Nord, dans les provinces maritimes, en Outaouais et aux États-Unis. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
«Bourdages» serait une altération de «bordage», terme issu du germanique «bord», «planche», puis de «cabane de planche», ensuite «ferme et métairie». D'après Dozat, bordage serait un terme juridique d'origine normande caractérisant «le droit du seigneur d'exiger du concessionnaire servant certaines corvées domestiques ou travaux de ferme». | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Après la dispersion des Acadiens en 1755, l'Angleterre entre de nouveau en guerre avec la France pour sept ans (1756-1763). Débarrassés des Acadiens en Nouvelle-Écosse, les Britanniques portent leurs efforts contre l'Île Saint-Jean et contre Louisbourg en l'Île Royale (aujourd'hui l'Île-du-Cap-Breton) qui capitule le 26 juillet 1758, ce qui entraîne la reddition des deux territoires insulaires. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Combien de temps l'ancêtre demeure-t-il à l'Île Saint-Jean? Sachant qu'il est presqu'impossible de sortir de l'Île entre 1721, année de son mariage et 1758, année de la victoire des Anglais, il est plausible de conclure qu'il serait obligatoirement parti après la prise de possession par les Britanniques et aurait péri durant la traversée ou serait mort des suites d'une maladie peu de temps après son retour en France. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Raymond né en 1728 est le seul fils connu de Pierre et M.-Anne Chevalier. Aucun document vient cependant le prouver. Toutefois, selon l'historien acadien Bona Arsenault, cela paraît probable car on ne relève pas d'autres noms de Bordage dans les registres de l'Acadie connus jusqu'ici. À l'automne de 1755, Raymond prend pour épouse à la Rivière-Saint-Jean (aujourd'hui Frédéricton), Esther Leblanc, fille du notaire René Leblanc et de sa seconde épouse, Marguerite Tébeau (Thibault). En 1760, il loge sa jeune famille dans la paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation de l'Ancienne-Lorette, près de Québec. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
C'est en cette même année qu'il s'embarque pour la France dans le but supposé de régler une succession, vraisemblablement celle de son père. Il en revient en 1762 et s'installe définitivement à Bonaventure vers 1770; il y meurt à l'âge de 59 ans le 10 août 1787. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une lignée de Bourdages
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