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Diffusion > Chroniques Chronique de la SGO | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les Binet Texte de Eugène-A. Meunier. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La famille Binet(te | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le Petit Larousse nous informe que l'aphérèse en phonétique est la suppression d'un ou plusieurs sons ou syllabes au début d'un mot. (Exemple: bus pour autobus). Ce fait a donné naissance au patronyme que nous vous présentons aujourd'hui; en effet, selon Dauzat, Binet, féminisé au Canada en Binette, découle de robinet. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Son lieu d'origine nous est révélé, avec quelques variantes, dans trois documents distincts. Son contrat d'engagement pour la Nouvelle-France le dit originaire de Loudun à 65 km. au nord-ouest de Poitiers. Dans son contrat de mariage, il se dit de St-Jean-de-Sauves, à mi-chemin entre Poitiers et Loudun. Dans une déclaration en justice en 1681, il affirme être natif de La Chaussée, commune limitrophe associée à Renoué, où, selon les archives départementales de Poitiers, il est baptisé le 9 avril 1638. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Fils du laboureur Mathurin et de Marie Bonnet, René Binet a au moins deux frères, et un demi-frère qui avait pour mère Marie Prou ou Proute. (Voir Jetté à ce sujet). Ces garçons sont baptisés à la Chaussée les 6 août 1632, 12 mai 1641 et 17 décembre 1645 respectivement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les Binet en Nouvelle-France | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le lundi 23 mars 1665, René signe son contrat d'engagement pour la Nouvelle- France à La Rochelle. Les Jésuites de Québec acceptent de le patronner et à son arrivée, il est pris en charge par la famille Pinguet, où il travaille conmme domestique. Dès le 16 mars 1666, les Jésuites lui concèdent une terre de 40 arpents à un endroit appelé la Petite Auvergne, où il s'engage à avoir «feu et lieu» pour le 1er mars 1667. Il ne semble pas y avoir entrepris des travaux d'envergure, bien qu'il conserve cette concession jusqu'en 1673 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le couple Binet - Bourgeois | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
En 1667, Catherine Bourgeois (Le Bourgeois), «Fille du Roi», arrive en Nouvelle-France en apportant des biens estimés à 300 livres. Son père Thomas, qu'elle dit maintenant décédé, avait été «tabellion en la haute justice de St- Gervais» à Rouen, puis avocat au parlement de la même cité. Sa mère, toujours vivante, se nomme Marie Petit. Catherine a un frère Jean baptisé en février 1632 et une soeur Louise baptisée le 2 décembre 1635. Elle fut baptisée elle- même le 17 février 1633 à St-Gervais, arrondissement de Rouen. Leurs parents ne sont jamais venus en Nouvelle-France, contrairement à ce qu'écrit Mgr Tanguay, dans le premier volume de son Dictionnaire généalogique des familles canadiennes. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le 9 octobre de l'année de son arrivée, elle se présente chez le notaire Romain Becquet pour signer un contrat de mariage avec René Binet. C'est le curé Henri de Bernières qui bénit leur mariage en l'église Notre-Dame de Québec le 19 du même mois. René Binet rend l'âme à Beauport vendredi le 15 mai 1699. Catherine lui survit trois ans et expire jeudi le 28 septembre 1702. Ils eurent trois garçons et trois filles. Des six enfants nés de ce mariage, seul Nicolas, né le 11 février 1671, qui a une famille de onze enfants tous nés à Beauport, transmet le nom Binet à la postérité | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les Binet dans l'Outaouais | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Après avoir consolidé leur position démographique pendant deux siècles dans les régions de Beauport et Charlesbourg, les Binet parviennent jusqu'en Outaouais. À la huitième génération, Arthur, après avoir été professeur au collège Gauvin de Hull, s'établit dans la municipalité de Ste-Cécile de Masham, où il épouse Amanda Gingras, fille de François et Élise Lescart. Il s'installe à St-François de Masham comme marchand et maître de poste puis devient maire de Masham (1926 à 1929). | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Ils ont 9 filles et un garçon; l'aînée, Marie-Laure unit sa destinée à Patrice Meunier, fils de Gédéon et Rosina Martin dit Barnabé. Un de leurs fils, Eugène, est venu s'établir dans la région de la capitale nationale, où il demeure depuis. Il est l'auteur de ces lignes. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une lignée de Binet
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