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Chroniques de la SGO

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Chronique de la SGO

Les Bertrand

Texte de Monique Larouche-Depratto.
Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l`Outaouais, Inc., parue le 2 décembre 1991

Jean Bertrand s’installe en Nouvelle-France

En Nouvelle-France plusieurs chefs de famile arboraient le patronyme de Bertrand;certains s’identifièrent à des surnoms tels les Bertrand dit Desrochers, dit Duroy, dit Lafleur, dit Raymond, dit St-Arnaud, dit Sanschagrin, dit Toulouse. Mais le personnage qui nous intéresse, Jean Bertrand, n’adhéra pas à l’ajout d’un surnom. Provenant de France, bourg de Matha, diocèse de Saintes, en Saintonge, Jean décide de s’installer en Nouvelle-France et d’y fonder une famille.

Fils de Jean Bertrand et de Renée Boucherot, Jean Bertrand était laboureur et s’engagea à La Rochelle en 1683 pour servir Sieur Le Breton à Québec. Il signe un contrat de mariage en 1685, et épouse Marguerite Tessier. Il demeurait alors chez l’architecte Regnaud, rue Sault-au-Matelot; à cette époque Bertrand était charretier.

Par la suite, Bertrand se fixa à Charlesbourg où il avait reçu de son beau-père, Marc Tessier, contre un remboursement de 100 livres, une concession de trois arpents sur 20 située à St-Romain, en la seigneurie St-Gabriel, dépendant des religieuses de l’Hôtel-Dieu.

Ne trouvant pas cette terre à sa satisfaction, il la vendit le 27 octobre 1686 à Claude Dubreuil et en acheta une autre le même jour au même lieu et de même étendue sise entre Guillaume Valade et Martin Pire, dit le Portugais. Le 23 mai 1687, Jean Bertrand se mit au service de Jacques Bédard.

Jean Bertrand se maria à deux reprises, toujours à Charlesbourg; tout d’abord à Marguerite Tessier, le 10 septembre 1687, puis à Jeanne Pasquet dit Lavallée, le 5 juillet 1696.

Jean décède à l’Hôtel-Dieu de Québec, le 16 février 1709, à l’âge de 57 ans.

Les personnes intéressées à approfondir leurs connaissances sur cet ancêtre pourront consulter des actes notariés des débuts de la Nouvelle-France dont ceux du greffe de maîtres Debien, Genaple, Chambalon, Rageot, LaRivière.

De par leurs filles et garçons, les Bertrand nous ont donné des hommes sympathiques et impliqués dans la société; il suffit de mentionner M.Hermas Bertrand, premier chef de gare francophone (gare d’Ottawa) et aussi commissaire d’école, le regretté Yvon Émond, directeur par intérim du Service de police de Hull.

La lignée des Bertrand


France

Jean Bertrand
 

bourg de Matha paroisse de Mato diocèse de Saintes, en Saintonge
Renée Boucherot

CANADA

I
Jean Bertrand
 
1er mariage : 10 septembre 1685
Charlesbourg, Qc
Marguerite Tessier

I

 
2e mariage : 5 juillet 1696
Charlesbourg, Qc
Jeanne Pasquet dit Lavallée

II
François Bertrand
 
4 octobre 1719
Ancienne Lorette, Qc
Madeleine Meunier

III
François Bertrand
 
23 avril 1748
Charlesbourg, Qc
Marie-Louise Morignié

IV
Jean-Baptise Bertrand
 
12 août 1771
L’Assomption, Qc
Anne Lisotte

V
Joseph Bertrand
 
30 juin 1794
St-Roch l’Achigan
Judith Chaput

VI
Philibert Bertrand
 
4 février 1845
Ottawa, On.
Félicité Charron

VII
François Bertrand
 
11 octobre 1886
Lac Ste-Marie, Qc
Olivine Sylvestre

VIII
Adrien Bertrand
 
13 juillet 1908
Gracefield, Qc
Jane Matthews

IX
Wilfrid Bertrand
 
25 avril 1934
Notre-Dame-de-Grâce, Hull, Qc
Germaine Enright

X
Jacques Bertrand
 
18 juin 1960
Vanier, On.
Pierrette Boisvert

XI
Marc Bertrand
 
1er juin 1991
Sacré-Coeur, Hull, Qc
Martine Villeneuve